Les mots

Dernière mise à jour : 10 févr.

Les mots de cette personne,

que vous connaissez bien :

qui ne pouvait plus ;

qui ne pouvait, rien :

vous ont-ils plus

ou moins éduqués ?

Étaient-ils sévères ?

Se sont-ils bifurqués ?

Les mots de cette personne,

que vous dites, si cruelle :

les avez-vous crus ?

Étaient-ils sans voyelles ?

Les auriez-vous,

vous-mêmes imaginés ?

Étaient-ils sans fautes ?

Sans force et sans pitié ?

Les mots de cette personne,

que vous dites mal élevée,

par vos manières, vos gestes,

et vos visages endormis :

n’ont-ils pas pu vous plaire ?

Ne vous sentez-vous pas meurtris,

parce qu’elle respirait, parce qu’elle vous

frappait au nez, ou à la gorge ?

N’auriez-vous pas pu avoir l’audace,

et la capacité, de vous y prendre

sans rancune, d’y fumer un joint,

de vous y retrouver en solidarité ?

Les mots de cette personne,

qui se sentait si mal à l’aise parmi vous :

ne seraient-ils quelque rêve

de nuit blanche (ou de lune de miel),

passée dans un asile de fous,

ou dans une cage aux folles ?

Ne seraient-ils que quelque

simulacre mal disculpé ?

Parle-t-on que d’un fiacre,

et non pas d’un carrousel ?

Bref, les mots de cette personne,

de promesse incertaine :

ils faisaient preuve d’une foi ancienne,

la nôtre et la leur,

la tienne et la mienne